Des scientifiques viennent de franchir une nouvelle étape dans la recherche de vie extraterrestre. Grâce au télescope spatial James Webb, des signatures chimiques intrigantes ont été repérées sur l’exoplanète K2-18b, située à 124 années-lumière de la Terre.
- Une planète sous haute surveillance
K2-18b, située dans la constellation du Lion, fascine les astronomes depuis plusieurs années. D’une taille 2,5 fois supérieure à celle de la Terre et huit fois plus massive, elle gravite autour de son étoile en seulement 33 jours. Ce monde lointain est classé parmi les « exoplanètes potentiellement habitables« , bien que sa température et sa composition restent largement débattues.
- Des « biosignatures » dans l’atmosphère
C’est à l’aide du télescope James Webb que des chercheurs américano-britanniques ont détecté des composés chimiques rares dans l’atmosphère de K2-18b, notamment du sulfure de diméthyle. Sur Terre, cette molécule est uniquement produite par des êtres vivants, en particulier par le phytoplancton marin.
« Ce que nous observons à ce stade sont des indices d’une possible activité biologique hors du système solaire », explique Nikku Madhusudhan, astrophysicien à l’Université de Cambridge et auteur principal de l’étude publiée dans The Astrophysical Journal Letters. Il ajoute : « C’est, selon moi, la preuve la plus crédible que nous ayons jamais eue d’un signal biologique extraterrestre. »
- Des résultats à prendre avec précaution
Malgré l’enthousiasme, plusieurs scientifiques appellent à la prudence. Les composés détectés pourraient également résulter de processus géologiques ou chimiques encore inconnus. En 2024, des traces de sulfure de diméthyle avaient d’ailleurs été identifiées sur une comète, sans lien établi avec une quelconque forme de vie.
Le professeur Raymond Pierrehumbert, spécialiste en physique planétaire à Oxford, reste sceptique : « K2-18b pourrait être bien trop chaude pour permettre la vie. Si cette planète contient de l’eau, ce serait dans des conditions extrêmes, peut-être sous forme d’océans de lave. »
- Une étape clé dans la quête du vivant
Malgré les incertitudes, cette découverte représente une avancée majeure dans la recherche de vie au-delà de notre planète. Elle souligne l’importance croissante des télescopes de nouvelle génération dans l’exploration des mondes lointains et ravive une question fondamentale : sommes-nous seuls dans l’univers ?
Une énigme cosmique qui, décidément, ne cesse de s’épaissir.
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